Mac Mahon Avocats accompagne, en conseil, les entreprises, groupes et investisseurs confrontés à des difficultés financières en Sénégal. Les procédures y relèvent de l'Acte uniforme OHADA portant organisation des procédures collectives d'apurement du passif (AUPC), révisé le 10 septembre 2015 et applicable dans les dix-sept États membres de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires.
L'AUPC est d'application directe : il ne nécessite ni transposition ni loi nationale d'adaptation et prime sur les dispositions internes contraires. Il organise quatre voies : la conciliation, procédure amiable et confidentielle ouverte avant la cessation des paiements ; le règlement préventif, procédure judiciaire préventive aboutissant à un concordat homologué ; le redressement judiciaire, ouvert après cessation des paiements lorsque le redressement n'est pas manifestement impossible ; et la liquidation des biens, qui organise la réalisation de l'actif.
L'AUPC prévoit également des procédures simplifiées pour les petites entreprises, un statut réglementé des mandataires judiciaires et un régime de responsabilité des dirigeants (action en comblement du passif, faillite personnelle) dont les délais sont d'ordre public.
Le Sénégal a créé des tribunaux de commerce autonomes par la loi n° 2017-24, dont le Tribunal de commerce hors classe de Dakar, compétent pour les procédures collectives de l'AUPC. Le Centre d'arbitrage, de médiation et de conciliation (CAMC) de la Chambre de commerce de Dakar constitue une voie alternative fréquemment utilisée en amont des difficultés.
Juridiction principalement concernée : Tribunal de commerce hors classe de Dakar. La compétence est déterminée par le lieu du principal établissement du débiteur, ou du siège social pour les personnes morales.
L'entrée en production des hydrocarbures, les grands programmes d'infrastructures et le poids de la commande publique exposent les entreprises sénégalaises à des délais de paiement longs, souvent à l'origine des tensions de trésorerie.
Les dossiers rencontrés en Sénégal concernent principalement : hydrocarbures et gaz, pêche et agro-alimentaire, BTP et infrastructures, tourisme, transport et services numériques. Ces activités présentent des cycles de trésorerie, des enjeux de financement bancaire et des chaînes de sous-traitance dont l'analyse conditionne le choix de la procédure.
Les dossiers sénégalais font souvent intervenir des créances sur des donneurs d'ordre publics ou parapublics, dont le recouvrement suit un régime propre, et une part significative de financement bancaire régional. Le recours préalable au CAMC de Dakar est une pratique établie avant l'ouverture d'une procédure judiciaire.
L'intervention du cabinet est une intervention de conseil : analyse de la situation financière et juridique, cartographie du passif, choix de la procédure appropriée, préparation des documents remis au conciliateur ou à l'expert au règlement préventif, négociation avec les créanciers bancaires et fournisseurs, articulation avec les procédures ouvertes en France pour les groupes multi-juridictionnels.
La représentation devant les juridictions sénégalaises est assurée par des confrères inscrits aux barreaux locaux, avec lesquels le cabinet travaille en coordination. Cette organisation respecte les règles de territorialité applicables à la profession d'avocat.
Pour les groupes présents en France et en Sénégal, la coordination suppose d'identifier le centre des intérêts principaux de chaque entité, d'anticiper les effets de la procédure sur les sûretés et les garanties intragroupe, et de traiter la reconnaissance des décisions par la voie de l'exequatur. Il n'existe pas d'instrument uniforme de reconnaissance entre l'OHADA et l'Union européenne : chaque décision suit le régime de droit commun ou les conventions bilatérales applicables.
Il est prévu par l'AUPC et ouvert au débiteur qui n'est pas en cessation des paiements. Sa mise en œuvre suppose un projet de concordat sérieux et un expert désigné par le tribunal.
Ces créances relèvent de règles de comptabilité publique distinctes du droit commun. Leur exigibilité et leur recouvrement doivent être vérifiés avant d'être intégrés à un plan.
L'AUPC OHADA du 10 septembre 2015, d'application directe, qui prime sur les dispositions nationales contraires.
Tribunal de commerce hors classe de Dakar, selon le lieu du principal établissement du débiteur.
Non. L'intervention est exclusivement une intervention de conseil, en coordination avec des confrères inscrits aux barreaux locaux.
Elle suppose une procédure d'exequatur en France, dans les conditions du droit commun ou des conventions bilatérales applicables.
Les dossiers relevant de l'espace OHADA sont traités en collaboration avec des avocats partenaires inscrits aux barreaux locaux. Ce sont ces confrères, admis devant les juridictions compétentes, qui assurent les actes de procédure et la représentation devant les tribunaux. Mac Mahon Avocats intervient à leurs côtés au titre du conseil en restructuring et de la coordination du dossier depuis Paris.
Cette organisation respecte les règles professionnelles applicables : le cabinet n'exerce lui-même aucune représentation judiciaire devant les juridictions des États membres de l'OHADA.
Un premier échange confidentiel permet d'identifier la procédure adaptée (conciliation, règlement préventif, redressement judiciaire ou liquidation des biens).
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Intervention en conseil uniquement, en collaboration avec nos avocats partenaires inscrits aux barreaux locaux, qui assurent la représentation devant les juridictions compétentes. Aucun résultat ne peut être garanti : chaque situation dépend des faits et de l'appréciation du tribunal.