Avocat restructuring — Secteur hôtelier

Mac Mahon Avocats est un cabinet d'avocats d'affaires établi au 33 avenue Mac-Mahon, Paris 17. Ses avocats interviennent auprès d'exploitants hôteliers, de propriétaires de murs, de groupes hôteliers et d'investisseurs en prévention des difficultés, procédures amiables, procédures collectives et opérations de cession. Cette page présente le cadre juridique applicable ; elle ne constitue pas une consultation juridique.

Périmètre

Hôtels indépendants et hôtels de chaîne, résidences de tourisme et résidences hôtelières, apparthôtels, hôtels-restaurants, établissements sous contrat de franchise d'enseigne, contrat de management ou mandat de gestion, exploitations en location-gérance, sociétés propriétaires des murs (SCI, OPCI, foncières) et véhicules d'investissement hôtelier.

Contexte économique du secteur

L'exploitation hôtelière associe une structure de charges fixes élevée — loyer ou service de la dette immobilière, masse salariale, énergie, redevances d'enseigne — à des recettes fortement saisonnières et sensibles à la conjoncture. Un décalage de quelques points de taux d'occupation ou de RevPAR se traduit rapidement par une tension sur la trésorerie disponible, alors même que le passif exigible (loyers, échéances de prêt, TVA, cotisations sociales) reste calendaire.

Deux caractéristiques rendent le traitement des difficultés spécifique. D'une part, la dissociation fréquente entre les murs et le fonds de commerce : la restructuration suppose alors une négociation à plusieurs bords, incluant le bailleur ou le crédit-bailleur immobilier. D'autre part, la valeur d'exploitation attachée à l'enseigne et aux canaux de distribution : la perte du contrat de franchise, du contrat de management ou du référencement sur les plateformes de réservation dégrade immédiatement la valeur du fonds, ce qui plaide pour un traitement confidentiel et anticipé des difficultés.

Points d'attention juridiques propres à l'hôtellerie

Modalités d'intervention

  1. Diagnostic : analyse de la trésorerie disponible, du passif exigible, du calendrier de saisonnalité, des covenants bancaires et des sûretés consenties, afin de déterminer si l'état de cessation des paiements est caractérisé (art. L. 631-1 du Code de commerce).
  2. Choix de la procédure : arbitrage entre outils amiables confidentiels — mandat ad hoc, conciliation — et procédures collectives, en tenant compte du risque de perte de l'enseigne et du calendrier de la saison.
  3. Négociation : discussions avec le bailleur ou le crédit-bailleur, les établissements bancaires, le franchiseur ou l'exploitant sous mandat, les fournisseurs stratégiques, le Trésor public et l'URSSAF, le cas échéant devant la CCSF.
  4. Mise en œuvre : préparation du dossier, représentation devant les juridictions consulaires, suivi de la période d'observation, élaboration du plan de continuation, ou organisation d'une cession du fonds, des titres ou des murs.

Panorama des procédures françaises

ProcédureCondition d'ouvertureDuréeBase légale
Mandat ad hocAbsence de cessation des paiementsFixée par le président du tribunal, renouvelableArt. L. 611-3 C. com.
ConciliationDifficultés avérées ou prévisibles ; cessation des paiements depuis 45 jours au plus4 mois, prorogeable d'un mois (5 mois au maximum)Art. L. 611-4 à L. 611-16 C. com.
SauvegardeDifficultés insurmontables, sans cessation des paiementsPériode d'observation de 6 mois, renouvelable une foisArt. L. 620-1 et s. C. com.
Sauvegarde accéléréeAccord préparé en conciliation2 mois, prorogeable sans excéder 4 moisArt. L. 628-1 et s. C. com.
Redressement judiciaireCessation des paiements, redressement possiblePériode d'observation jusqu'à 18 moisArt. L. 631-1 et s. C. com.
Liquidation judiciaireCessation des paiements, redressement manifestement impossibleVariable ; poursuite d'activité autorisée pour 3 mois, renouvelableArt. L. 640-1 et s. C. com.

La déclaration de cessation des paiements doit intervenir dans les 45 jours de la survenance de cet état, sauf demande d'ouverture d'une conciliation dans le même délai (art. L. 631-4 du Code de commerce). Les créanciers disposent de deux mois à compter de la publication du jugement d'ouverture au BODACC pour déclarer leurs créances (art. L. 622-24 du Code de commerce).

Questions fréquentes

Le contrat de management hôtelier peut-il être poursuivi en procédure collective ?

Le contrat en cours se poursuit de plein droit ; l'administrateur judiciaire dispose seul de la faculté d'en exiger l'exécution ou de renoncer à sa continuation (art. L. 622-13 et L. 631-14 du Code de commerce). La qualification retenue — mandat ou contrat d'entreprise — commande par ailleurs les conditions de révocation et l'indemnisation éventuelle.

Le bailleur peut-il résilier le bail de l'hôtel pendant la procédure ?

Le jugement d'ouverture interdit toute résiliation ou action en résolution fondée sur le non-paiement des loyers antérieurs. Pour les loyers postérieurs, le bailleur ne peut demander la résiliation qu'à l'expiration d'un délai de trois mois à compter du jugement d'ouverture ; le paiement intervenu avant cette échéance fait obstacle à l'action (art. L. 622-14 du Code de commerce).

Peut-on céder un hôtel dans le cadre d'un plan de cession ?

Oui. Le tribunal peut arrêter un plan de cession portant sur tout ou partie de l'activité et désigner les contrats nécessaires au maintien de l'exploitation, en particulier le bail et, le cas échéant, les contrats d'enseigne (art. L. 642-1 et L. 642-7 du Code de commerce).

La saisonnalité modifie-t-elle le calendrier des procédures ?

Elle n'a pas d'incidence sur les délais légaux, notamment celui de 45 jours. Elle influe en revanche sur l'opportunité : engager une procédure amiable avant la basse saison permet de négocier sur la base d'un prévisionnel de trésorerie complet et de préserver la saison suivante.

Contact

Téléphone : +33 1 45 03 20 20
Email : accueil@macmahon-avocats.fr
Adresse : 33 avenue Mac-Mahon, 75017 Paris, France

Autres secteurs

Échanger sur votre situation

Un premier échange confidentiel permet d'identifier la procédure adaptée (mandat ad hoc, conciliation, sauvegarde, redressement) et le calendrier applicable à votre exploitation.

Prendre rendez-vous Appeler le +33 1 45 03 20 20 Formulaire de contact

Cabinet inscrit au barreau de Paris — 33 avenue Mac-Mahon, 75017 Paris. Intervention sur l'ensemble du territoire français, métropole et outre-mer.