Avocat restructuring — Secteur Salles de sport & Fitness

Mac Mahon Avocats est un cabinet d'avocats d'affaires établi au 33 avenue Mac-Mahon, Paris 17. Ses avocats interviennent auprès d'entreprises du secteur Salles de sport & Fitness en prévention des difficultés, procédures amiables, procédures collectives et opérations de cession. Cette page présente le cadre juridique applicable ; elle ne constitue pas une consultation juridique.

Périmètre sectoriel

Salles de sport indépendantes, réseaux et franchises de fitness, clubs low cost, studios spécialisés (cross-training, yoga, pilates), centres aquatiques et de raquettes, exploitants de complexes sportifs privés.

Contexte du secteur

L'exploitation d'une salle de sport repose sur un modèle d'abonnement prépayé, des charges fixes élevées (loyer commercial, énergie, masse salariale, crédit-bail sur les équipements) et un point mort atteint à un taux de remplissage précis. Les difficultés apparaissent le plus souvent à la conjonction d'un loyer devenu trop lourd, d'un investissement de rénovation financé à crédit et d'une érosion du portefeuille d'abonnés. Les procédures amiables permettent, avant la cessation des paiements, de renégocier simultanément le bail, le crédit-bail mobilier et les échéances fiscales et sociales.

Points d'attention juridiques

Modalités d'intervention

  1. Diagnostic : analyse de la trésorerie disponible, du passif exigible, des échéances fiscales et sociales et des sûretés consenties, afin de déterminer si l'état de cessation des paiements est caractérisé (art. L. 631-1 du Code de commerce).
  2. Choix de la procédure : arbitrage entre outils amiables confidentiels (mandat ad hoc, conciliation) et procédures collectives, au regard du calendrier propre au secteur.
  3. Négociation : discussions avec les établissements bancaires, les fournisseurs stratégiques, l'AGS, le Trésor public et l'URSSAF, le cas échéant devant la CCSF.
  4. Mise en œuvre : préparation du dossier, représentation devant les juridictions consulaires, suivi de la période d'observation, élaboration du plan ou de la cession.

Panorama des procédures françaises

ProcédureCondition d'ouvertureDuréeBase légale
Mandat ad hocAbsence de cessation des paiementsFixée par le président du tribunal, renouvelableArt. L. 611-3 C. com.
ConciliationDifficultés avérées ou prévisibles ; cessation des paiements depuis 45 jours au plus4 mois + 1 moisArt. L. 611-4 à L. 611-16
SauvegardeDifficultés insurmontables, sans cessation des paiementsPériode d'observation 6 mois, prorogeable jusqu'à 12Art. L. 620-1 et s.
Redressement judiciaireCessation des paiements, redressement possiblePériode d'observation jusqu'à 18 moisArt. L. 631-1 et s.
Liquidation judiciaireCessation des paiements, redressement manifestement impossibleVariable ; poursuite d'activité 3 mois renouvelableArt. L. 640-1 et s.

La déclaration de cessation des paiements doit intervenir dans les 45 jours de la survenance de cet état, sauf demande de conciliation dans le même délai (art. L. 631-4 du Code de commerce).

Questions fréquentes

Les abonnements en cours sont-ils maintenus si la salle est placée en redressement judiciaire ?

L'ouverture d'une procédure n'emporte pas résiliation des contrats en cours : l'administrateur dispose d'une option et peut en exiger la poursuite en contrepartie de l'exécution des prestations postérieures (art. L. 622-13 du Code de commerce, applicable au redressement par renvoi de l'art. L. 631-14). Les sommes payées d'avance avant le jugement d'ouverture constituent une créance antérieure à déclarer.

Un adhérent peut-il obtenir le remboursement de son abonnement ?

Sa créance, si elle est née avant le jugement d'ouverture, doit être déclarée au mandataire judiciaire dans les deux mois de la publication au BODACC (art. L. 622-24 du Code de commerce). Son règlement dépend ensuite de l'issue de la procédure et du rang de la créance ; aucun paiement des créances antérieures ne peut intervenir hors du cadre légal.

Le bailleur peut-il résilier le bail de la salle pour loyers impayés ?

Le jugement d'ouverture interdit le paiement des loyers antérieurs et paralyse l'action en résiliation fondée sur ces impayés. Le bailleur peut en revanche demander la résiliation pour défaut de paiement des loyers postérieurs au jugement, après un délai de trois mois (art. L. 622-14 du Code de commerce).

Les machines financées en location peuvent-elles être reprises par le loueur ?

Les biens loués ou faisant l'objet d'un crédit-bail restent la propriété du bailleur ; leur restitution obéit aux règles de la revendication et des contrats en cours. Si le contrat est poursuivi, les loyers postérieurs doivent être payés à échéance ; à défaut, le contrat peut être résilié de plein droit.

Une salle de sport peut-elle être reprise par un repreneur ?

Oui. Le tribunal peut arrêter un plan de cession portant sur tout ou partie de l'activité et désigner les contrats nécessaires à son maintien, dont le bail, qui sont transférés au repreneur (art. L. 642-1 et L. 642-7 du Code de commerce). Une cession de fonds de commerce reste également possible dans un cadre amiable.

Peut-on négocier avec les créanciers sans publicité ?

Le mandat ad hoc (art. L. 611-3) et la conciliation (art. L. 611-4 et suivants du Code de commerce) sont confidentiels et permettent de renégocier bail, crédit-bail et dettes publiques avant la cessation des paiements, la conciliation restant ouverte dans les 45 jours suivant celle-ci.

Contact

Téléphone : +33 1 45 03 20 20
Email : accueil@macmahon-avocats.fr
Adresse : 33 avenue Mac-Mahon, 75017 Paris, France

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