Avocat restructuring — Secteur Data centers, cloud & infrastructures numériques

Mac Mahon Avocats est un cabinet d'avocats d'affaires établi au 33 avenue Mac-Mahon, Paris 17. Ses avocats interviennent auprès d'entreprises du secteur Data centers, cloud & infrastructures numériques en prévention des difficultés, procédures amiables, procédures collectives et opérations de cession. Cette page présente le cadre juridique applicable ; elle ne constitue pas une consultation juridique.

Périmètre sectoriel

Exploitants de data centers, opérateurs de colocation, hébergeurs, fournisseurs cloud et IaaS, opérateurs de fibre et de réseaux, sociétés de projet (SPV) d'infrastructures numériques.

Contexte du secteur

Les infrastructures numériques associent des investissements initiaux très lourds (foncier, génie civil, alimentation électrique, groupes froids) à un financement de projet à long terme et à des revenus contractuels récurrents. Cette structure de bilan rend le secteur sensible au coût de l'énergie, au coût de la dette et aux retards de mise en service. Les difficultés y prennent souvent la forme d'un défaut sur covenants bancaires ou d'un besoin de refinancement avant la rupture de trésorerie, ce qui ouvre le champ des procédures amiables confidentielles.

Points d'attention juridiques

Modalités d'intervention

  1. Diagnostic : analyse de la trésorerie disponible, du passif exigible, des échéances fiscales et sociales et des sûretés consenties, afin de déterminer si l'état de cessation des paiements est caractérisé (art. L. 631-1 du Code de commerce).
  2. Choix de la procédure : arbitrage entre outils amiables confidentiels (mandat ad hoc, conciliation) et procédures collectives, au regard du calendrier propre au secteur.
  3. Négociation : discussions avec les établissements bancaires, les fournisseurs stratégiques, l'AGS, le Trésor public et l'URSSAF, le cas échéant devant la CCSF.
  4. Mise en œuvre : préparation du dossier, représentation devant les juridictions consulaires, suivi de la période d'observation, élaboration du plan ou de la cession.

Panorama des procédures françaises

ProcédureCondition d'ouvertureDuréeBase légale
Mandat ad hocAbsence de cessation des paiementsFixée par le président du tribunal, renouvelableArt. L. 611-3 C. com.
ConciliationDifficultés avérées ou prévisibles ; cessation des paiements depuis 45 jours au plus4 mois + 1 moisArt. L. 611-4 à L. 611-16
SauvegardeDifficultés insurmontables, sans cessation des paiementsPériode d'observation 6 mois, prorogeable jusqu'à 12Art. L. 620-1 et s.
Redressement judiciaireCessation des paiements, redressement possiblePériode d'observation jusqu'à 18 moisArt. L. 631-1 et s.
Liquidation judiciaireCessation des paiements, redressement manifestement impossibleVariable ; poursuite d'activité 3 mois renouvelableArt. L. 640-1 et s.

La déclaration de cessation des paiements doit intervenir dans les 45 jours de la survenance de cet état, sauf demande de conciliation dans le même délai (art. L. 631-4 du Code de commerce).

Questions fréquentes

Une procédure collective interrompt-elle l'exploitation d'un data center ?

Non par principe. L'ouverture d'une sauvegarde ou d'un redressement judiciaire n'emporte pas cessation d'activité : la période d'observation est destinée à permettre la poursuite de l'exploitation. Les contrats en cours se poursuivent et l'administrateur peut en exiger l'exécution en contrepartie du paiement des prestations postérieures (art. L. 622-13 du Code de commerce).

Que deviennent les données hébergées si l'exploitant est liquidé ?

Les obligations contractuelles de réversibilité subsistent et le liquidateur exerce les droits de la société. En pratique, l'organisation de la restitution ou de la migration des données doit être anticipée dès l'ouverture de la procédure, et intégrée aux offres de reprise lorsqu'un plan de cession est envisagé.

Le financement de projet peut-il être renégocié de manière confidentielle ?

Oui. Le mandat ad hoc (art. L. 611-3 du Code de commerce) et la conciliation (art. L. 611-4 et suivants) sont confidentiels et permettent de négocier avec les prêteurs avant l'état de cessation des paiements, la conciliation restant ouverte dans les 45 jours suivant celle-ci.

La capacité électrique réservée est-elle transférable à un repreneur ?

Cela dépend des contrats de raccordement et de fourniture ainsi que des autorisations concernées. Le tribunal statue sur les contrats nécessaires au maintien de l'activité qui sont cédés avec l'entreprise (art. L. 642-7 du Code de commerce) ; les autorisations administratives obéissent à leur propre régime et doivent faire l'objet d'un examen distinct.

Contact

Téléphone : +33 1 45 03 20 20
Email : accueil@macmahon-avocats.fr
Adresse : 33 avenue Mac-Mahon, 75017 Paris, France

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