Avocat restructuring — Secteur Ports, manutention & activités portuaires

Mac Mahon Avocats est un cabinet d'avocats d'affaires établi au 33 avenue Mac-Mahon, Paris 17. Ses avocats interviennent auprès d'entreprises du secteur Ports, manutention & activités portuaires en prévention des difficultés, procédures amiables, procédures collectives et opérations de cession. Cette page présente le cadre juridique applicable ; elle ne constitue pas une consultation juridique.

Périmètre sectoriel

Sociétés d'exploitation portuaire et concessionnaires de terminaux, entreprises de manutention et d'acconage, sociétés de remorquage, de pilotage privé et d'avitaillement, ports de plaisance et sociétés de gestion de marinas, entrepôts et zones logistiques portuaires, réparation navale et services aux navires.

Contexte du secteur

Les activités portuaires s'exercent le plus souvent sur le domaine public, en vertu de conventions de terminal, de concessions ou d'autorisations d'occupation temporaire délivrées par l'autorité portuaire. Ces titres sont assortis d'obligations d'investissement et de trafic minimal, et leur transfert suppose l'accord de l'autorité concédante. L'exploitation est capitalistique (portiques, grues, terre-pleins aménagés, flotte de servitude) et sensible au volume de trafic, à la conjoncture du commerce international et aux mouvements sociaux. En cas de difficulté, la continuité du service portuaire, la sécurité des installations et le sort du titre d'occupation gouvernent la stratégie de restructuration.

Points d'attention juridiques

Modalités d'intervention

  1. Diagnostic : analyse de la trésorerie disponible, du passif exigible, des échéances fiscales et sociales et des sûretés consenties, afin de déterminer si l'état de cessation des paiements est caractérisé (art. L. 631-1 du Code de commerce).
  2. Choix de la procédure : arbitrage entre outils amiables confidentiels (mandat ad hoc, conciliation) et procédures collectives, au regard du calendrier propre au secteur.
  3. Négociation : discussions avec les établissements bancaires, les fournisseurs stratégiques, l'AGS, le Trésor public et l'URSSAF, le cas échéant devant la CCSF.
  4. Mise en œuvre : préparation du dossier, représentation devant les juridictions consulaires, suivi de la période d'observation, élaboration du plan ou de la cession.

Panorama des procédures françaises

ProcédureCondition d'ouvertureDuréeBase légale
Mandat ad hocAbsence de cessation des paiementsFixée par le président du tribunal, renouvelableArt. L. 611-3 C. com.
ConciliationDifficultés avérées ou prévisibles ; cessation des paiements depuis 45 jours au plus4 mois + 1 moisArt. L. 611-4 à L. 611-16
SauvegardeDifficultés insurmontables, sans cessation des paiementsPériode d'observation 6 mois, prorogeable jusqu'à 12Art. L. 620-1 et s.
Redressement judiciaireCessation des paiements, redressement possiblePériode d'observation jusqu'à 18 moisArt. L. 631-1 et s.
Liquidation judiciaireCessation des paiements, redressement manifestement impossibleVariable ; poursuite d'activité 3 mois renouvelableArt. L. 640-1 et s.

La déclaration de cessation des paiements doit intervenir dans les 45 jours de la survenance de cet état, sauf demande de conciliation dans le même délai (art. L. 631-4 du Code de commerce).

Questions fréquentes

Une convention de terminal peut-elle être cédée dans un plan de cession ?

Le tribunal peut ordonner la cession de contrats nécessaires au maintien de l'activité (art. L. 642-7 du Code de commerce). Les titres d'occupation du domaine public obéissent toutefois à un régime propre : leur maintien ou leur transfert suppose une décision de l'autorité portuaire, distincte du jugement arrêtant le plan.

Que deviennent les marchandises entreposées si le manutentionnaire est en procédure ?

Les marchandises appartenant à des tiers ne sont pas des actifs de l'entreprise. Leur restitution suppose leur identification et le règlement des questions de droit de rétention et de privilèges éventuellement invoqués par l'entreprise pour ses prestations impayées.

Les investissements imposés par la concession restent-ils dus pendant la période d'observation ?

Les obligations contractuelles souscrites auprès de l'autorité portuaire subsistent. Leur exécution est examinée dans le cadre de la poursuite des contrats en cours (art. L. 622-13 du Code de commerce) et fait généralement l'objet d'échanges avec l'autorité concédante dès l'ouverture de la procédure.

Un navire de servitude peut-il être saisi malgré la procédure ?

L'ouverture d'une procédure collective emporte arrêt des poursuites individuelles et interdiction des voies d'exécution des créanciers antérieurs. Les créanciers postérieurs et les procédures conduites à l'étranger obéissent à des règles distinctes, ce qui appelle une analyse au cas par cas.

Contact

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Email : accueil@macmahon-avocats.fr
Adresse : 33 avenue Mac-Mahon, 75017 Paris, France

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