Mac Mahon Avocats accompagne, en conseil, les entreprises, groupes et investisseurs confrontés à des difficultés financières en Guinée-Bissau. Les procédures y relèvent de l'Acte uniforme OHADA portant organisation des procédures collectives d'apurement du passif (AUPC), révisé le 10 septembre 2015 et applicable dans les dix-sept États membres de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires.
L'AUPC est d'application directe : il ne nécessite ni transposition ni loi nationale d'adaptation et prime sur les dispositions internes contraires. Il organise quatre voies : la conciliation, procédure amiable et confidentielle ouverte avant la cessation des paiements ; le règlement préventif, procédure judiciaire préventive aboutissant à un concordat homologué ; le redressement judiciaire, ouvert après cessation des paiements lorsque le redressement n'est pas manifestement impossible ; et la liquidation des biens, qui organise la réalisation de l'actif.
L'AUPC prévoit également des procédures simplifiées pour les petites entreprises, un statut réglementé des mandataires judiciaires et un régime de responsabilité des dirigeants (action en comblement du passif, faillite personnelle) dont les délais sont d'ordre public.
La Guinée-Bissau, membre de l'OHADA et de l'UEMOA, ne dispose pas de juridiction commerciale spécialisée : les procédures de l'AUPC sont portées devant les juridictions de droit commun de Bissau. L'organisation judiciaire locale doit être vérifiée au cas par cas avant toute saisine.
Juridiction principalement concernée : juridictions de droit commun de Bissau, en l'absence de tribunal de commerce spécialisé. La compétence est déterminée par le lieu du principal établissement du débiteur, ou du siège social pour les personnes morales.
L'économie bissau-guinéenne repose largement sur la noix de cajou, la pêche et le négoce, avec une forte saisonnalité et une exposition marquée aux cours mondiaux. Le pays partage la monnaie et le cadre bancaire de l'UEMOA.
Les dossiers rencontrés en Guinée-Bissau concernent principalement : noix de cajou et négoce agricole, pêche et transformation, transport et logistique, distribution, BTP. Ces activités présentent des cycles de trésorerie, des enjeux de financement bancaire et des chaînes de sous-traitance dont l'analyse conditionne le choix de la procédure.
Les dossiers bissau-guinéens se caractérisent par une saisonnalité extrême de la trésorerie, liée à la campagne de cajou, et par un financement souvent adossé à des sûretés sur stocks. La langue officielle étant le portugais, la production des pièces suppose un travail de traduction organisé en amont.
L'intervention du cabinet est une intervention de conseil : analyse de la situation financière et juridique, cartographie du passif, choix de la procédure appropriée, préparation des documents remis au conciliateur ou à l'expert au règlement préventif, négociation avec les créanciers bancaires et fournisseurs, articulation avec les procédures ouvertes en France pour les groupes multi-juridictionnels.
La représentation devant les juridictions bissau-guinéennes est assurée par des confrères inscrits aux barreaux locaux, avec lesquels le cabinet travaille en coordination. Cette organisation respecte les règles de territorialité applicables à la profession d'avocat.
Pour les groupes présents en France et en Guinée-Bissau, la coordination suppose d'identifier le centre des intérêts principaux de chaque entité, d'anticiper les effets de la procédure sur les sûretés et les garanties intragroupe, et de traiter la reconnaissance des décisions par la voie de l'exequatur. Il n'existe pas d'instrument uniforme de reconnaissance entre l'OHADA et l'Union européenne : chaque décision suit le régime de droit commun ou les conventions bilatérales applicables.
Oui. La Guinée-Bissau est État membre de l'OHADA ; l'AUPC y est applicable, la procédure étant conduite dans la langue de la juridiction saisie.
Les juridictions de droit commun compétentes à Bissau, selon le lieu du principal établissement du débiteur et l'organisation judiciaire en vigueur.
L'AUPC OHADA du 10 septembre 2015, d'application directe, qui prime sur les dispositions nationales contraires.
juridictions de droit commun de Bissau, en l'absence de tribunal de commerce spécialisé, selon le lieu du principal établissement du débiteur.
Non. L'intervention est exclusivement une intervention de conseil, en coordination avec des confrères inscrits aux barreaux locaux.
Elle suppose une procédure d'exequatur en France, dans les conditions du droit commun ou des conventions bilatérales applicables.
Les dossiers relevant de l'espace OHADA sont traités en collaboration avec des avocats partenaires inscrits aux barreaux locaux. Ce sont ces confrères, admis devant les juridictions compétentes, qui assurent les actes de procédure et la représentation devant les tribunaux. Mac Mahon Avocats intervient à leurs côtés au titre du conseil en restructuring et de la coordination du dossier depuis Paris.
Cette organisation respecte les règles professionnelles applicables : le cabinet n'exerce lui-même aucune représentation judiciaire devant les juridictions des États membres de l'OHADA.
Un premier échange confidentiel permet d'identifier la procédure adaptée (conciliation, règlement préventif, redressement judiciaire ou liquidation des biens).
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Intervention en conseil uniquement, en collaboration avec nos avocats partenaires inscrits aux barreaux locaux, qui assurent la représentation devant les juridictions compétentes. Aucun résultat ne peut être garanti : chaque situation dépend des faits et de l'appréciation du tribunal.