Partenariat professionnel

    Avocat partenaire expert-comptable

    Cadre de collaboration formalisé entre experts-comptables et le cabinet Mac Mahon Avocats pour l'accompagnement des entreprises en difficulté : prévention, procédures amiables et procédures collectives.

    Présentation

    L'expert-comptable est, dans la pratique, le premier professionnel informé des difficultés financières de l'entreprise. Le cabinet Mac Mahon Avocats propose aux cabinets d'expertise comptable un cadre de collaboration documenté, dans le respect des règles déontologiques propres à chaque profession (Ordre des Experts-Comptables, Règlement Intérieur National de la profession d'avocat).

    Devoir d'alerte de l'expert-comptable

    Commissaire aux comptes — Procédure d'alerte formalisée (art. L.234-1 et L.234-2 C. com.) en cas de faits compromettant la continuité d'exploitation.

    Expert-comptable — Devoir de conseil (norme NP 2300 OEC) : information écrite du dirigeant sur les risques identifiés et orientation vers les professionnels compétents.

    Documentation — La traçabilité écrite des alertes (lettres, courriels, comptes rendus) constitue un élément central de la protection de la responsabilité civile professionnelle.

    12 signaux d'alerte à surveiller

    01

    Capitaux propres < ½ capital social

    Art. L.225-248 C. com.

    02

    Retards URSSAF, TVA, IS récurrents

    Indicateur cessation des paiements

    03

    Découverts bancaires structurels

    Tension de trésorerie

    04

    Délais fournisseurs > 60 jours

    Art. L.441-10 C. com.

    05

    Perte d'exploitation 2 exercices consécutifs

    Détérioration structurelle

    06

    Chiffre d'affaires en baisse > 20 %

    Risque de discontinuité

    07

    Rupture de covenants bancaires

    Acceleration possible de la dette

    08

    Procédures d'exécution (saisies, ATD)

    Action de créanciers

    09

    Refus d'assurance-crédit

    Signal externe de défiance

    10

    Dépendance > 30 % à un client unique

    Risque de concentration

    11

    Rupture conventionnelle / départ massif

    Risque social

    12

    Doute sur la continuité d'exploitation

    Art. R.823-7 C. com. (CAC)

    Arbre de décision : quelle procédure ?

    Situation de l'entrepriseProcédure adaptéeCadre légal
    Difficultés non avérées, simples tensionsPrévention interneDiagnostic, plan d'action, suivi de trésorerie
    Difficultés avérées, pas en cessation des paiementsMandat ad hocArt. L.611-3 C. com. — confidentiel, négocié
    Difficultés sérieuses, pas en cessation depuis > 45 joursConciliationArt. L.611-4 C. com. — homologation possible
    Difficultés insurmontables, pas en cessation des paiementsSauvegardeArt. L.620-1 C. com. — protection judiciaire
    Cessation des paiements depuis ≤ 45 jours, redressement possibleRedressement judiciaireArt. L.631-1 C. com. — déclaration obligatoire
    Cessation des paiements, redressement impossibleLiquidation judiciaireArt. L.640-1 C. com.

    Source : Code de commerce, livres VI et II. Cet arbre de décision constitue une grille de lecture indicative. L'appréciation au cas par cas relève d'un examen juridique approfondi.

    Modalités de co-traitement

    Périmètre de l'expert-comptable : tenue comptable, situation intermédiaire, plan de trésorerie, prévisionnel, déclarations fiscales et sociales.

    Périmètre de l'avocat : qualification juridique, rédaction des requêtes au tribunal, représentation aux audiences, négociation avec les créanciers, rédaction des accords (protocole de conciliation, plan de sauvegarde, plan de continuation).

    Documents partagés : avec accord écrit du client, les états comptables et prévisionnels établis par l'expert-comptable sont communiqués à l'avocat pour étayer la requête juridique.

    Lettre de mission : une lettre de mission tripartite peut être établie pour formaliser le cadre, les responsabilités et les modalités d'échange.

    Articulation des honoraires

    Chaque professionnel facture indépendamment ses prestations à son client final. Aucun partage d'honoraires, aucune rétrocession et aucune commission ne sont possibles entre un avocat et un expert-comptable (art. 11.3 du Règlement Intérieur National de la profession d'avocat ; règles déontologiques OEC).

    Les modalités d'honoraires de l'avocat sont définies dans une convention d'honoraires écrite (art. 10 de la loi du 31 décembre 1971). Le cabinet pratique trois modes principaux : forfait, taux horaire, ou honoraires mixtes (fixe + honoraire de résultat dans le respect des règles ordinales).

    Voir les honoraires

    Cadre déontologique

    Secret professionnel — Article 226-13 du Code pénal. Les échanges entre l'avocat et l'expert-comptable ne sont possibles qu'avec l'accord explicite du client et dans le périmètre strict de la mission.

    Indépendance — Aucun lien capitalistique, aucun mandat de gestion réciproque, aucune influence sur le contenu de la mission de l'autre professionnel.

    Conflit d'intérêts — Vérification systématique des conflits avant tout dossier conjoint (art. 4 RIN pour l'avocat).

    Information du client — Le client est informé du cadre de la collaboration, de l'identité des intervenants et du périmètre respectif de chaque professionnel.

    Questions fréquentes

    Questions fréquentes

    Contact dédié experts-comptables

    Pour toute demande de mise en relation, échange de bonnes pratiques ou présentation du cabinet à votre équipe, vous pouvez contacter le cabinet directement.